à propos de "at the last frontier" et "no lands"

 

Ces travaux font référence au thème du paysage; ils peuvent être regardés comme des vues imprenables, des lieux indistincts, à la limite souvent de la lisibilité.

Ce qui m'intéresse, c'est ce qui ne se donne à voir que lentement, qui ne se révèle qu'avec une attention prolongée.

Je crois qu'il faut permettre au meilleur de ce qu'on a en soi de remonter lentement des profondeurs; ainsi la toile peut se comporter comme le dernier des filtres, l'ultime surface qui recueille ce qui a suffisamment décanté.

Je vise à réaliser une peinture qui soit pleinement là, -d'une présence sans accident- qui fait que peut-être et paradoxalement, on peut ne pas la voir.

Pour moi, peindre, ce n'est pas affirmer; plutôt accepter de se laisser traverser par ce qui -un moment- semble être la vie.